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En train.

Eh oui, huit km aller et huit km retour, transformés en un peu plus de soixante km !
En quatre heures.
Grrr...
Long et pénible périple !
L'aventure vécue et contée peut faire sourire maintenant, mais a désespéré la jeune femme qui l'a subie ce jour-là !
Partie vers treize heures, par le train d'une petite ville, rejointe à pieds à un km, bon c'est peu, mais son petit garçon tenu par la main et ses cabas, d'une autre, elle soupirait déjà à l'avance de tout ce qu'elle devait faire.
Aller chez le dentiste, puis chez le coiffeur afin que son fils soit beau et faire des emplettes dans cette grande ville de Laon où là, au moins, elle pouvait acheter des choses de suite car par catalogue, elle n'aime pas beaucoup.
Dans le hameau où elle résidait avec son mari et quatre enfants, ( le cinquième arrivé un peu plus tard ) il n'y avait pas de commerces, pas de téléphone à la maison, ni de cabine téléphonique, la poste se trouvant à trois km, le boulanger et le boucher passant deux fois par semaine et l'épicier une fois.
Il ne fallait pas oublier ce qui était nécessaire, mais Marie savait faire du pain et des plats mijotés, tricoter les pulls de la famille et la couture lui faisait passer les soirées, faute de regarder la télé et de papoter avec le voisinage éloigné, de toute façon, elle n'avait guère le temps de batifoler.
Bon, les courses finies, le coiffeur a bien coupé les cheveux de son petit bonhomme.
Ah s'il n'y avait pas eu cet accrochage avec ce dentiste tortionnaire qui houspillant son fils parce qu'il se plaignait du mal subi, lui demandant à elle de sortir du cabinet médical pour être tranquille avec le petit, soi-disant pleurnicheur, lui son gamin qui ne pleurait pas, même quand il s'égratignait les jambes en sautant dans les prés et  les ronces...
Elle est sortie en embarquant son petit disant à cet abruti qu'il ne les verrait jamais plus car il avait voulu gifler son gosse, oui un abruti.
 Elle se dépêche et court afin d' arriver à la gare vers seize heures trente.
Marie, voyant le chef de gare lui demande où est son train, et le brave homme, grrr.... lui dit :
 _ " Vite dépêchez-vous c'est celui qui va partir ! "
Ouf, ça y est, ils s'assoient et se sourient !
Qu'il est beau le sourire de son fils si blond et les yeux bleus si clairs et qu'elle est fière lorsque les gens le regardent !
Oh il l'est encore, et elle en est fière, comme de tous ses enfants.
Le train file et, presque arrivés où Marie réside, celle-ci se lève et prend son fils d'une main et ses grands cabas de l'autre et se dit qu'elle est fatiguée mais ravie de son après midi, il sera juste l'heure de donner le goûter aux enfants qui l'attendent avec le papa rentré du travail.
Et là, c'est la tragédie, comme un cauchemar, le train ne s'arrête pas et continue sa route jusqu'à la prochaine gare à plus de vingt km.
Marie a envie de pleurer et le petit  lui dit  :
 _" On est bientôt arrivés maman ", elle lui caresse la tête et lui explique que ce sera plus long que prévu.
Dans cette ville où ils descendent, elle voit l'heure du prochain train qui repart sur Laon et là elle devra reprendre le train de Laon à sa petite ville !
Donc à peu près en tout soixante douze km au lieu de seize  km.
Marie demande le prix à un taxi pour les conduire et la somme équivaut à cent quatre vingt francs, somme astronomique, alors elle s'assied sur un banc et compte son argent et puis se dit que non, avec cet argent une famille peut vivre assez bien, en ces années soixante dix.
Donc, en serrant son fils près d'elle, Marie a attendu le prochain train, a connu un grand moment de solitude désespérée, a refait le trajet,  est arrivée à sa petite gare presque à vingt et une heures où un homme l'a aidée, à descendre avec son fils somnolent lui disant :
_"Laisse madame j'vais aider toi  !"
Et son mari l'attendait dans la gare vide, remplie de sombre solitude, faisant les cent pas, blanc comme linge, inquiet de ce retard.
Bon, vous l'avez deviné, cette épopée, c'est moi la blogueuse qui l'ai vécue et subie, et cette anecdote fait partie du  chemin de vie...
Ah si ça arrivait maintenant, le téléphone portable est là !
Et je ne me fierais plus aux dires, je vérifierais bien avant d'embarquer !
Bien que... oui !
J'en devine qui sourient !...

 

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M
un p'tit coucou Marie pour te souhaiter une bonne semaine, ah des mésaventures j'en ai connu aussi dans le passé avec ma fille, petite, je me souviens j'avais été chez un dentiste pas très loin de mon travail, pour Carole donc, c'était un asiatique, il lui avait fait mal, je l'ai intercepté en lui disant : arrêtez ! vous lui faites mal, fou ce dentiste, on n'y est plus jamais retournées...<br /> bises Marie, à+
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S
Coucou Marie,<br /> une mésaventure sur l'instant qui au fil du temps est devenue un bon souvenir.<br /> Vraiment pas sympa ce dentiste ! <br /> Bisous, bon dimanche
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C
Tu me rappelles une aventure avec mon papa. Nous étions tombés en panne d'essence et il a laissé la voiture sur le bord de la route mais la nuit tombait et il me serrait très fort la main et on avançait ainsi jusqu'à la station avec un bidon vide pour le remplir. Papa chantonnait pour que je n'ai pas peur et je n'avais pas peur du tout.<br /> Oui lundi notre anniversaire ! Nous sommes les meilleures nous les sagittaires LOL.<br /> Je ne sais pas si je pourrais revenir sur les blogs d'ici là alors d'ors et déjà je te souhaite<br /> UN TRES BEL ANNIVERSAIRE.<br /> Bisou
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Z
Bonjour Non ça ne me fais pas sourire<br /> a se moment la tu a pas du rire toi non plus avec un enfant ,<br /> c'est pas toujours facile <br /> au jour d'hui la vie et plus facile tout en étant plus compliquée aussi grrr<br /> bisous
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B
c'est l'aventure ! mais finalement cela reste un bon souvenir. Ah la roulette du dentiste à l'époque !<br /> Bon week end
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B
Bonjour Marie,<br /> Que de péripéties j'imagine le stress et ton inquiétude à l'époque.<br /> C'est un vrai roman mais bien vécu.<br /> Le week-end va êt re froid (Brr...) on ira juste faire quelques courses<br /> ce matin.<br /> Tout va bien, mon genou ça va mieux je porte ma genouillère la journée.<br /> Bon week-end.<br /> Bisous
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