
Rares sont les articles privés concernant une partie du parcours de vie, mais je remercie les personnes qui se reconnaitront, nous soutenant depuis le début.
♥ A toi ma fille ♥
♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Des mois écoulés sans que tu ne puisses marcher, clouée dans un fauteuil roulant depuis la rupture d'anévrismes en mai 2019 où tu fus opérée en pleine nuit, ouverture de la boite crânienne en retirant la calotte du dessus, puis coma pendant douze jours.
Des jours et nuits hospitalisée sous morphine, alimentée par des appareils, puis trois mois plus tard, ré ouverture il fallait reformer le retrait de l'ossature sur le crâne pour combler le trou par une calotte " artificielle ".
Tu ne t'es jamais plaint, même en centre de ré éducation où tu voulais à tout prix remarcher, sachant triste pourtant que jamais plus tu n'exercerais ton métier de technicienne de laboratoire ta passion, après de longues études.
Peu à peu tu as voulu délaisser le fauteuil marchant avec un déambulateur, tu es rentrée chez toi vivant sans compagnon, eh oui tu n'étais plus assez vaillante toi mon petit soldat qui ne rechignait pas à faire parfois le travail d'un homme, peindre, tapisser etc...
Et tu es tombée dans la salle de bains te cassant une jambe, six semaines plâtrée, la malchance continuait, seule une amie dévouée t'aidait en dehors de son travail, et une de tes filles résidant à 20km et son mari ambulancier.
Tu as du rejoindre plus souvent le fauteuil roulant, alternant avec deux cannes.
_Les mois ont passé, ne pouvant pas aller où tu résides à 1100km, avec les contraintes diverses.
Tous les jours nous dialoguons sur messenger, pas longtemps car tu es vite fatiguée.
Dimanche dans le téléphone tu m'as dit d'une petite voix :
_" Maman j'ai peur..." c'est la première fois que tu émettais ces mots, disant plutôt :
_" C'est la vie maman "
Le neuf février 2021 tu es entrée à l'hôpital pour être opérée à nouveau car en passant un scanner de contrôle il y avait deux gros anévrismes et un petit.
Le neuro-chirurgien a décidé d'opérer en passant par les artères jusqu'au cerveau pour ne pas ouvrir une troisième fois la boite crânienne.
►L'opération pour le dix février jour d'angoisse après des nuits blanches.
Le dix février après midi, j'ai appelé l'hôpital et une infirmière m'a expliqué que le chirurgien a du passer des gros cathéters le long des artères des jambes, du ventre, abdomen, jusqu'au crâne, mais qu'il n'a pas du opérer deux anévrismes car ceux-ci se sont révélés plus petits donc n'est pas intervenu dans le cerveau, bien qu' il y a encore un plus gros mais le chirurgien préfère ne pas y toucher maintenant, et là du fait du passage des cathéters ma fille a de gros pansements pour éviter un épanchement, et si tout va bien elle sortira demain, mais elle sera suivie toujours pour les risques que ces anévrismes ne regrossissent et provoquent de graves conséquences.
Elle aura 53 ans le 28 février, l'espérance continue, avec une épée de Damoclès...
Voila maintenant on attend, et on en saura plus demain.
Mais je peux dire la gentillesse qu'a eu l'infirmière en Neuro-Chirurgie de Montpellier, au bout du fil, qui m'a tout expliqué avec patience le fonctionnement de l'opération qu'a fait le chirurgien, j'en suis restée bouleversée et émue de cette discussion !
