
Qu’évoque aujourd’hui le nom de Colette Magny ?
Colette Magny, née le 31 octobre 1926 à Paris et morte le 12 juin 1997 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), est une chanteuse et auteure-compositrice-interprète française.
Figure contestataire des années 1970, à l’origine du tube “Melocoton”, la chanteuse a pourtant sombré dans l’oubli.
Retour sur son œuvre, aussi audacieuse que puissante.

En général, une voix d’un velours remarquable et un seul tube, Melocoton, aimable comptine qu’un passage à la télévision, au Petit Conservatoire de Mireille, avait suffi à immortaliser.
Au pire, rien du tout, on a vérifié auprès de trentenaires interloqués, qu’on ne blâmera pas tant la chanteuse a disparu des radars médiatiques depuis très longtemps.
Entre les deux, certains se rappelleront quand même qu’elle fut une figure de la contestation politique des années 1960 et 1970, une sorte de Léo Ferré au féminin, mais dont les chansons étaient trop souvent bannies des ondes pour qu’on ait pu les retenir…


Ceux-là disent vrai, si ce n’est qu’à trop mettre en avant la personnalité hors norme qui fut la sienne, à trop souligner que cette pasionaria de l’indépendance préférait se produire dans les meetings révolutionnaires que dans de jolis théâtres, on en oublie l’essentiel :
Colette Magny était, d’abord, une grande chanteuse.
Et une créatrice qui, au-delà de son amour du jazz et du blues, n’aura eu de cesse de repousser les frontières de son chant.
La sortie concomitante d’une double compilation et d’une anthologie en dix volumes devrait aider à remettre les pendules à l’heure, tant d'années après sa mort, son répertoire impressionne encore par son ampleur, ses audaces, sa liberté.
