En ce jour de grand froid, tempête, vent et pluie mêlées, qu'allais-je bien écrire, pas beaucoup d'idées, ah que reviennent les petites balades avec des provisions de photos à offrir dans ce blog.
Dans mon livre de poésie française en relisant ce poème de Verlaine, l'envie m'est venue de le partager en lecture à moins que vous ne le connaissiez déjà, et bien vous zapperez l'article, ou relirez ces phrases écrites en 1866, en souvenir d'amour.
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Nevermore.
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?
L'automne.
Faisait voler la grive à travers l'air atone.
Et le soleil dardait un rayon monotone.
Sur le bois jaunissant où la bise détone.
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Nous étions seul à seule et marchions en rêvant.
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant
"Quel fut ton plus beau jour ?" fit sa voix d'or vivant.
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Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique.
Et je baisai sa main blanche, dévotement.
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- Ah ! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées !
Et qu'il bruit avec un murmure charmant.
Le premier "oui" qui sort de lèvres bien-aimées.
Paul Verlaine 1866.
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Verlaine apparaît dans un de ses premiers poèmes avec sa sensualité, sa tendresse et sa mélancolie en évoquant un amour disparu et laisse entendre toute l'inquiétude romantique qui rappelle Nerval la seule étoile morte " porte le soleil noir de la mélancolie "
Le chagrin d'amour de Verlaine le laisse inconsolable " morne et seul ".
Malgré sa résolution d'accepter son sort, il ne peut échapper au souvenir d'Elisa, aux merveilleux moments passés en sa compagnie au cœur de l'automne.
Nevermore est le second poème de la section " Mélancholia " des poèmes saturniens.
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